Site de la Troupe 42e Paris

Historique du scoutisme

En août 1907, le général Robert Baden-Powell, héros national britannique, invite une vingtaine d'adolescents, toutes origines sociales confondues, dans l'île de Brownsea pour camper. C'est le premier camp scout ! Deux ans plus tard, on compte 100 000 scouts dans le monde entier.

Le scoutisme en France est né en 1911, année de la fondation des Éclaireurs de France (non confessionnels) et des Éclaireurs unionistes (protestants). Le scoutisme catholique démarre plus timidement : de 1911 à 1920, plusieurs groupes catholiques sont formés. En 1920, ces groupes fusionnent à l'initiative du Père Sevin, pour créer les Scouts de France.

Les Scouts de France reprennent les principes de Baden-Powell et savent l'enrichir de l'héritage de la foi catholique. Le pape Pie XI approuve l'association en 1922.
En 1923 démarre la première compagnie des Guides de France, dont le mouvement est officiellement fondé en juillet de la même année.
Cette année 1923 voit la création des Louveteaux, en 1926 celle des Routiers, puis en 1927, celle des Jeannettes et des Guides Aînées.
Les deux mouvements se développent rapidement : les Scouts de France sont 55 000 en 1935 et les Guides de France 50 000 en 1946.

Pendant la guerre, le scoutisme catholique français, considéré comme une dangereuse école de liberté, est interdit en zone occupée et le « Q.G. » se replie en zone libre. La Fédération du Scoutisme Français est créée en 1940 et agréée par la Secrétariat de la Jeunesse en 1941. Elle regroupe les Scouts de France, les Éclaireurs Unionistes, les Éclaireurs de France, les Éclaireurs Israélites de France, la Fédération Française des Éclaireuses (Unionistes, Neutres et Israélites) et les Guides de France. Cette fédération veut favoriser l'entraide entre les différentes associations, faire contrepoids à la volonté de Vichy de créer un mouvement unique et étatisé et, enfin, offrir une certaine protection au mouvement juif. Cette fédération dont les statuts, concernant l'accueil de nouveaux membres sont calqués sur ceux de l'O.M.M.S. (Organisation Mondiale des Mouvements Scouts), admet statutairement comme membres un seul mouvement par sexe et par confession, d'où le refus opposé à la candidature des S.U.F.

Les années de guerre et de l'immédiat après-guerre verront une forte augmentation des effectifs. Cependant le mythe du « scout-chevalier » largement développé dans les années 20-30, n'est plus en adéquation avec le jeunesse des années 50. Les Scouts de France lancent alors les « Raiders » pour réactiver l'enthousiasme des aînés des troupes. Cette tentative de retour aux sources en mettant « l'hameçon au goût du poisson » (B.P.) est cependant insuffisante pour éviter les bouleversements qui traverseront le mouvement dans les années 60 et sera à l'origine de la création des S.U.F.

Sources : site officiel du mouvement SUF