Site de la Troupe 42e Paris

Qu'est-ce que la Promesse ?

      La Promesse est d'abord et avant tout un engagement. En effet, le promettant s'engage – suivant un cérémonial fixé – à respecter et à appliquer, tous les jours de sa vie et en toutes circonstances, la Loi scoute. Celle-ci dessine alors le nouvel idéal que le promettant se doit d'embrasser. Ainsi, chaque scout qui a prononcé sa Promesse « s'engage à servir de son mieux, Dieu, l’Église et la Patrie, à aider son prochain en toutes circonstances et à observer la Loi scoute ».

     Le fait que Dieu et l’Église soient cités en premiers n'est pas anodin : l'engagement de la Promesse est avant tout une démarche spirituelle et personnelle, quasi-religieuse en ce qu'elle doit permettre de mieux vivre sa vie de chrétien au quotidien, sans pour autant être un Sacrement !
L'engagement de servir sa Patrie et son prochain révèle un autre aspect de la Promesse : celui d'un engagement fraternel au sein et au service d'une communauté.
Ces deux aspects sont absolument indissociables ; car comment aimer Dieu sans aimer son prochain ? Et comment aimer son prochain sans aimer Dieu ? C'est la Loi scoute qui peut nous aider à faire davantage le lien entre ces deux aspects.



La signification des attributs de la Promesse

      On reconnaît – physiquement – un scout qui a prononcé sa Promesse non seulement par les insignes qu'il porte mais également par sa manière de saluer.


  1. Les insignes

     Sur le béret, on retrouve une fleur de lys en métal. La fleur de lys – emblème de la royauté – est le signe de reconnaissance de tous les scouts du monde. Elle trouve son origine dans celles qui, sur les anciennes cartes, indiquaient le Nord, le point de repère du pilote, du guide et de l'éclaireur.
Les trois pétales rappellent le triple engagement de la Promesse ainsi que les trois vertus principales du scout, tout comme les trois principes.

     Sur la chemise, portée au niveau du cœur, on retrouve la croix scoute : une croix de Jérusalem frappée d'une fleur de lys noire et blanche.
Dans la frontière qui coupe le lys en deux, on peut voir dans le blanc le Bien vers lequel nous essayons de tendre ; alors que le noir est le Mal qui nous retient car nous sommes faibles. Cependant, l'enclave que le blanc fait dans le noir (et vice-versa), rappelle que tout Bien ou tout Mal sont rarement d'un seul côté et signifie donc qu'il faut rester humble dans nos jugements.
Nos anciens partis en Terre sainte portaient sur leurs armures la croix potencée de Jérusalem en signe de dévotion au Christ, c'est en leur mémoire que les scouts ont repris cet emblème. Nous – les scouts unitaires de France – portons aujourd'hui les armes de Godefroy de Bouillon qui fut le premier Roi de Jérusalem. Si le rouge de la croix rappelle le sang versé par les chevaliers pour leur Foi, il ne doit pas nous faire oublier celui que le Christ a versé pour nous.


  1. Le salut scout

     Les trois doigts, bien dressés, rappellent les trois engagements de la Promesse.
Le pouce placé sur l'auriculaire rappelle quant à lui le vieux principe des chevaliers : « Le plus fort protège le plus faible ».
Dans l'Antiquité, les guerriers portaient la main à leur casque et en remontaient la visière afin de se reconnaître. Plus tard, les chevaliers se saluaient ainsi et se rappelaient alors leur idéal commun. C'est sur les bases de ces faits que le salut scout trouve son origine.

     Aujourd'hui, la poignée de main est le signe réciproque du respect que deux personnes se portent. Le salut scout a encore plus de sens : non seulement il est la marque de notre appartenance au mouvement scout, mais il nous rappelle en plus les engagements que nous avons pris, librement.

     Pour que notre salut ne devienne pas un geste banal, galvaudé, il est nécessaire de savoir le faire correctement, de connaître sa signification et enfin de ne pas l'utiliser à tort et à travers.
Il ne se fait qu'en uniforme complet (et impeccable) et au « prêt ». Sans béret, le salut s'effectue en repliant l'avant-bras droit le long du corps, la main à hauteur de l'épaule, la paume tournée vers l'extérieur et en plaçant le pouce sur l'ongle du petit doigt, les trois autres restant étendus verticalement. Bien évidemment, le salut au béret ne se fait que coiffé du béret !
 


Demander à prononcer sa Promesse

      Comme nous venons de l'expliquer, la Promesse est un engagement fort pris par un scout qui en fait la demande (voir à ce sujet le dossier « Aspirant à la Promesse »). Contrairement aux autres étapes de la progression, la Cour d'Honneur (assemblée réunissant les chefs et les premières classes – appelée plus communément « CDH ») n'intervient que dans un second temps : c'est d'abord au scout de manifester son désir de prononcer sa Promesse ; la CDH se contente de prendre acte de ce vœux.
Cependant, un scout qui déciderait de prononcer sa Promesse s'engage forcément à continuer le scoutisme dans les années à venir. Et c'est là que le travail de la CDH et du parrain de Promesse prend toute son ampleur et tout son sens. Il s'agit d'éviter absolument qu'un scout prononce sa Promesse puis s'en aille l'année suivante. On ne badine pas avec Promesse...

      Les « épreuves » de la Promesse se composent du triptyque traditionnel de toute la progression scoute : raid / esprit / technique. Elles permettent au scout de toujours mieux se situer au sein de la Troupe tout en approfondissant sa Foi et ses savoirs-faire.
      L'aspirant promettant doit effectuer un raid de 36 à 48 heures en compagnie des autres aspirants. Durant ce raid, il est amené à réfléchir – par écrit – sur l'engagement qu'il s'apprête à prendre et sur le sens de celui-ci.
De plus, il a à réaliser des croquis (topographique et panoramique) de lieux symboliques qu'il croisera sur sa route.
Ses réflexions puis ses croquis seront discutés lors de son passage devant la CDH, c'est notamment durant cette échange que celle-ci peut déterminer la volonté du scout à prononcer sa Promesse.
      Sur l'esprit justement, le scout doit être prêt à s'investir davantage dans la vie de la Troupe, ce qui implique nécessairement qu'il n'arrête pas le scoutisme l'année suivante...
L'aumônier de troupe est là pour accompagner l'aspirant dans sa démarche ; comme quasiment à chaque étape de la progression, il est important que chaque scout aille le voir pour « faire le point ».
Le parrain de Promesse, choisi à l'occasion de l'Aspirance, doit également servir de guide et de conseil tout au long de la préparation à la Promesse.
      Enfin – sur l'aspect technique – la Troupe 42 exige que chaque aspirant à la Promesse fasse une réalisation technique (froissartage, matelotage...) pour montrer qu'il a également progresser dans ce domaine.